Mer d’alors

Wildwood

Dans une autre vie, je voudrais dévaliser la réserve d’or américaine à Fort Knox. En restera-t-il pour moi ? Au rythme où vont les choses là-bas, je n’en suis pas si sûr.

À la place, j’achèterai le motel Singapore à Wildwood. Je laisserai intact l’arcade et le restaurant où j’engloutissais des pains dorés au petit-déjeuner.

L’océan Atlantique est gris et sale. J’y ai pissé une seule fois parce que je m’amusais trop sur mon matelas pneumatique, mais à cette époque, nous avions le droit.

La plage est grise. Les sons, eux, transportent plus de couleurs et de vie, tout comme les coolers, les ghetto blasters, les blonds et les blondes juchés sur leur chaise à contempler l’horizon et le monde qui éprouve de la difficulté à nager…

Les Club Med, j’ai déjà essayé. J’ai trop peur de croiser Éric Lapointe réincarné en catamaran dans mon autre vie.

J’aurai le droit d’écouter la dernière cassette de Loverboy sur le magnétophone General Electric de ma mère, beaucoup plus gros et ghetto dans ma tête, vêtu de mon maillon Sundek et de mon t-shirt Van Halen, qui me procure un statut obligé de stud. À 11 ans…

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