Chaque fois que j’enterre ma hache de guerre…

Patrice Saucier
(y a toujours un bout qui dépasse)

J’ai longtemps tenté de penser autrement, mais il n’y a rien à faire : ce sont les premiers pas qui comptent. D’ailleurs, les vieux sages de centres d’achats qui boivent leur café dans des verres en styrofoam le disent constamment. Ils ont du vécu, ces philosophes à canne! Entre deux chèques de pension, il faut les écouter. Alors, je tends l’oreille et je prends des notes…

Ces pas qui foulent la bouse de misère sont toujours les plus courageux. Ils sont les plus humiliants, aussi. Parce qu’on admet notre propre défaite, en quelque sorte…

Alors pardon, personne concernée. Pardon d’avoir été anormal dans ta normalité. Pardon d’avoir été antisocial dans ton univers de petits rires complices après chaque confidence profonde entre membres de ta clique. Pardon d’avoir été le type qui voulait autre chose que du travail à la chaîne. Pardon d’avoir été l’incompris que l’on ne voulait comprendre. Pardon d’avoir été la pâte dure qui n’entrait dans aucun de vos moules.

Pardon, pardon, pardon.

Je prends ma pelle, je creuse un trou et je la sacre dedans, ma hache de guerre.

Je reprends ma pelle, j’attends un peu. Pardon? Non, je pense aux dernières années. J’étais bien en guerre contre toi. Alors après avoir enterré la hache, je laisserai un petit bout qui dépasse.

À la prochaine vacherie, watch out.

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