Bottes

Je revenais de la pharmacie avec des somnifères. Je venais de perdre mon emploi et j’étais persuadé que mes problèmes d’insomnies reviendraient me hanter, que l’Instant gagnant n’aura pas l’effet escompté et que les murs qui craquent me feraient encore croire en la visite d’un oncle ou d’une tante incapable d’accéder à l’au-delà et qui préféreraient traîner dans le coin pour obtenir plus de réconfort.

Anyway, en arrivant, j’avais vu tes bottes dans l’entrée.

-Tiens, Léonie est ici. Quelle bonne idée et cela fera plaisir à ma femme!

Je n’avais pas ce genre de plaisir en tête, disons…

Ces petits rires en provenance du 2e étage, toi qui trouves ma femme bonne, puis ces gémissements…

Je préférais demeurer dans le salon, mettre les écouteurs et me remplir la tête de Leonard Cohen en lisant. Puis, la crainte de passer pour un voyeur (parce que malgré Cohen, j’entendais un petit peu les cris…), je pris mon livre et descendis au sous-sol.

Je te savais mystérieuse, Léonie, mais pas au point d’envoûter ma femme!

Assis sur mon vélo stationnaire, j’aurais voulu me concentrer sur ma lecture, or cela m’était désormais impossible. Qu’est-ce que vous faisiez en haut? Est-ce possible que ce soit… Mais ça ne peut tout de même pas être… Non, mais il me semble qu’elle me l’aurait dit que…

Plus de job, plus de femme, Léonie. Il faudrait peut-être que l’on m’explique ce qui m’arrive, à part le fait que ma bonne étoile soit devenue un trou noir…

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