Mercredi matin – la deuxième heure

Ma semence a pris la direction du drain. Merci Jewel pour ces cinq minutes des plus intenses en ta compagnie chimérique… Cela fait une semaine déjà et on ne parle toujours pas de moi dans les journaux. Les policiers n’ont pas encore fait le lien entre nous. Il faut dire que j’ai frappé vite…

Je me souviens qu’elle me reprochait toujours de la faire sursauter, que ce soit lorsque j’entrais dans la salle de réunion ou dans son bureau.

D’ailleurs, nos conversations commençaient souvent par “tu m’as fait peur, ciboire!”. Je ne m’excusais jamais. Par contre, je me sentais coupable d’avoir commis une faute. Après tout, c’était la patronne et moi, l’employé.

Va savoir pourquoi, mais je suis nostalgique de cette période qui a vu défiler dix ans de ma vie de manière tantôt harmonieuse, tantôt chaotique.

Je me dirige nu vers la cuisine. À défaut de café, on se fera un thé et je le prendrai dans le salon avec une rôtie, en train d’écouter un peu de Yes avant le travail.

(Fin de la deuxième heure)

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