Et il y avait là

Le monde ordinaire. Celui qui lit. Parce que trimbaler une tablette est désormais une tendance. Une forme d’élitisme. Sans tatouages, ni e-books. Voilà à quoi ressemble désormais le monde ordinaire. Ordinaire aux yeux du marketing et à tous ceux et celles qui fabriquent les tendances dans leur laboratoire baigné de lumière et encombré de reproductions de Andy Warhol et le Piet Mondrian.

Il y avait là le monde ordinaire qui détruisait une rangée de babioles inutiles à vendre dans une librairie. Il y avait là le début d’une révolte. Soudain, des policiers vêtus de pantalons de camouflage surgirent de nulle part et se mirent à tabasser le monde ordinaire sous les acclamations de la nouvelle haute société en camisole et en bermudas, les bras bardés de tatouages, la tête noyée dans des idées folles d’achats de billets VIP pour le prochain spectacle de Philippe Bond ou de Taylor Swift. Les riches, eux, déambulaient, indifférents à tout ce tapage, quelque peu outrés qu’on ne les remarque plus autrement qu’au volant de leur BMW blanche quotidiennement cirée afin de contrer les effets nocifs du soleil.

 

 

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